Publié le 05/03/2009 à 12:00 par levjenel
Vous vous demandez comment vit le jeune mâle de province qui se lève par exemple le dimanche vers 13 h 30 avec un vieux goût de whisky coke dans la bouche, checke son portable pour voir les SMS foireux qu’il a envoyé à 2,6 grammes à plusieurs filles dont certaines très laides en revenant de boîte (si toutefois il est rentré), fini une pizza froide de l’avant-veille qui traîne au pied de son lit et se traîne en slip jusqu’à sa console pour finir une partie de je sais pas quoi en réseau avec son pote Guillaume qui habite pourtant juste en face.
Ben c’est simple : pour savoir il va vous falloir, mais à tout prix, écouter le premier album d’Orelsan, Perdu d’avance, qui est tout simplement l’un des disques de hip-hop français les plus surprenants entendu depuis des lustres. Orelsan, c’est Aurélien, un mec de 26 ans, originaire de Caen (il vit d’ailleurs encore à quelques encablures du Stade Michel D’Ornano, vive Franck Dumas), qui a une tête de mec normal mais qui sera bientôt plus à la mode que les tripes bien connues de son patelin.
La facilité voudrait qu’on compare le travail d’Orelsan à celui d’Eminem ou celui de Mike Skinner de The Streets : parce que l’ambiance est white trash, entre soirées lose et manque (ou carrément absence) de meufs ; mais aussi parce qu'il possède comme ses deux aînés une capacité de storytelling déconcertante. Chez Orelsan, qui trouve ces comparaisons “flatteuses mais un peu rapides”, les histoires se racontent à la pelle, avec toujours le détail qui tue, la punchline qui tombe sur la chaussure : on croise des types qui s’appellent vraiment Claude, des no life pourris avec leurs cheveux gras et leurs doigts blancs, on voit les râteaux se prendre en direct, les 8.8 se descendre à toute vitesse, les kebabs se manger devant un match de Coupe de la Ligue, pendant que ça télécharge grave des films de boule ou des séries en bois sur e-mule.
C’est drôle et désespéré, lucide et décalé, toujours un peu plombé, on est entre la nonchalance aimable du Doc Gynéco du premier album et la rage diffuse de Diabologum (écoutez attentivement Peur de l’échec, probablement la meilleure chanson du disque).
Mais ce qui fascine surtout chez Orelsan, c’est cette propension à emmener le hip-hop sur son propre terrain avec autant de facilité. Quand Jay-Z vous assène que la rue regarde (Street is watching), Orelsan pourrait lui répondre, avec son poil d’accent normand, qu’on peut aussi se contenter de regarder sa rue, d’écrire local pour mettre en scène global, en racontant ses équipées au Shopi, en avouant comment on essayé de garer la bagnole tout bourré en revenant du Jimmy’s, ou comment on a tourné le regard à la boulangerie en voyant cette fille qu’on a traité de façon un peu moyenne. “Ce que je raconte, c’est vrai à 90%”, nous dit Orelsan.
Le dernier type qui nous avait débriefé sa vie avec autant de sincérité s’appelle Fuzati (du Klub des Loosers, reviens vite mec) : tout comme lui, Orelsan a décidé de ne pas mettre de filtre entre sa tête et son micro. Les lyrics sont bruts, on ne joue pas, c’est glauque quand c’est glauque, limite parce qu’on l’est tous un peu parfois (Entre bien et mal), les faiblesses s’avouent et les claques se prennent la tête haute, bim bam (Perdu d’avance). Oreslan, on peut vous l’assurer, c’est en même temps l’une des révélations de cette année 2009 toutes catégories confondues, et la confirmation de la mue du hip-hop français au-delà des productions classiques ghetto et reloues.
Pierre Siankowski : merci à lui et à ORELSAN (quel artiste !!!!!)
Publié le 05/03/2009 à 12:00 par levjenel
En couple avec la même femme depuis quelques décennies et père de trois enfants, Djian sait bien que la famille est une société en petit, un laboratoire des tensions et des incompréhensions qui se jouent à l’échelle planétaire. Avec Impardonnables, c’est le rapport parent-enfant aujourd’hui, à l’ère de la pipolisation et du règne de l’image, qu’il interroge, en ayant eu l’excellente idée d’opposer un vieil écrivain en panne d’inspiration avec sa fille, une jeune starlette prête à tout. Dès le début, celle-ci mettra en scène son propre kidnapping pour se faire un coup de pub, alors que lui a vu, dix ans plus tôt, sa femme et sa deuxième fille flamber sous ses yeux lors d’un accident de voiture. Pourtant, la jeune actrice n’hésitera pas à laisser son père mijoter dans l’angoisse.
La phrase de Djian, sèche et ténue, dépouille de tout pathos les situations les plus extrêmes, les plus dures. Exit les bons sentiments. Djian, c’est l’anti-académisme, la mort du bavardage inutile et des effets de manche stylistiques : voilà pourquoi il continue à occuper une place précieuse dans le champ de la littérature française depuis près de trente ans. Djian crée des dispositifs moralement inextricables pour mieux travailler ces questions morales au coeur de toute vie humaine : jusqu’où faut-il et peut-on aller pour pouvoir vivre avec les autres ? Essentiel.
Merci aux Inrocks pour cette critique parfaite.
Je conseille ce grand bouquin !!!!!!!
Publié le 15/02/2009 à 12:00 par levjenel
Voici une photo récente de ma fille à Noël !!! Elle est trop mignonne !
Sinon, je vous conseille le nouveau roman de Djian "IMPARDONNABLES", j'en reparle très vite !
Publié le 22/11/2008 à 12:00 par levjenel
Voici une nouvelle photo de ma fille, de plus en plus craquante !
Publié le 22/11/2008 à 12:00 par levjenel
De plus en plus nourri de chanson française, le rap d'Abd Al Malik ose de nouvelles pistes, avec malice.
Publié le 15/11/2008 à 12:00 par levjenel
Enregistré à New York, le nouvel EXTRA album de Dick Annegarn est déjà présenté par la presse comme le grand retour de Dick. "Soleil du Soir" s'impose comme un album de chansons et de blues au sens le plus noble du terme, celui d'un créateur hors pair.
J'ai toujours aimé ce que fait cet artiste, je l'admire !
Publié le 09/11/2008 à 12:00 par levjenel
Voici une photo toute récente de ma fille LEVANA qui a eu 2 mois le 07/11/2008. Toujours aussi belle et éveillée. Je suis tellement heureux d'être papa de ce petit bijou de bébé.
Publié le 08/11/2008 à 12:00 par levjenel
Comment ne pas revenir sur mon mariage avec mairie et église à Puteaux et soirée à Cergy. Que de bons souvenirs et surtout très heureux d'être marié avec une femme comme Nellie. Une femme comme elle, on en trouve pas à tous les coins de rue ! Eh oui, je suis vraiment ravi de faire ma vie avec elle.
Publié le 07/11/2008 à 12:00 par levjenel
Un chanteur instinctif à la voix soul, un slameur séducteur, un beat-boxer subtil, un grand curieux énergique qui absorbe toutes les musiques et les formes d’expression, un enfant qui grandit et qui a rapidement trouvé le chemin des scènes parisiennes pour improviser des jams sessions avec ses potes musiciens, d’abord au sein de Heez Bus, où il chantait en duo avec Hugh Coltman, puis des Blacks and White Skins, un collectif protéiforme dont il est à l’origine et qui regroupe musiciens, cinéastes, danseurs, peintres et plasticiens. Avec « Comme un enfant » son deuxième album tout commence mais Spleen ne part pas de zéro bien au contraire. « Comme un enfant », parce que Spleen y a insufflé tout le côté instinctif de l’enfant, celui qu’il conserve précieusement pour écrire sa poésie et ses images. Des textes composés avec des mots simples et frais qui décrivent des sentiments profonds et personnels.
J'adore cet album. RESPECT
Publié le 07/11/2008 à 12:00 par levjenel
Un petit article sur le Bénin (dédicace à ma femme) :
Le Bénin est un pays d'Afrique occidentale qui couvre une superficie de 112 622 km² en s'étendant sur 670 km, du fleuve Niger au nord à la côte atlantique au sud. Le Bénin comptait 7 513 946 habitants en 2006. Il a comme voisin, le Togo à l'ouest, le Nigeria à l'est et le Niger et le Burkina Faso au nord.
Le Bénin a accédé à l'indépendance complète le 1er août 1960, sous la dénomination de république du Dahomey, avant de prendre son nom actuel en 1975. Les pouvoirs furent transmis au président Maga par le ministre Louis Jacquinot. La capitale officielle est Porto-Novo ; Cotonou étant la capitale économique.
Le pays (surnommé un temps le « Quartier latin de l'Afrique » ) a comme langue officielle le français et comme monnaie le franc CFA. Le régime du Bénin est présidentiel et son chef d'État est Boni Yayi qui a succédé à Mathieu Kérékou lors des élections du 19 mars 2006.
Depuis la fin du régime marxiste-léniniste en 1989, le Bénin possède une image très forte de pays démocratique dans toute l'Afrique subsaharienne, le pays est en effet un des pionniers du multipartisme africain